Les crises de colère sont mal comprises. Le départ est-il ce que fait notre enfant, les circonstances, notre état ?

Nous allons nous aider des neurosciences, du travail sur soi et de notre côté Artiste pour y voir plus clair.

Nous allons voir comment peaufiner une routine pour :

  • endiguer le ressenti destructeur;
  • terminer sur une note positive pour clore l’évènement sans amertume.

Il va falloir être indulgent ! Passer notre cerveau au Kaléidoscope rendra cette exploration plus ludique 😉

Ensuite, nous établirons les règles du jeu. Des actions simples pour qu’une nouvelle routine puisse être efficace.

Enfin, nous comprendrons comment et pourquoi terminer le conflit qui a pointé son nez.

Crise de colère

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Cet article a été écrit par César Charlet, artiste illusionniste et consultant “apprendre à apprendre”. Vous pouvez en découvrir plus sur César en vous rendant sur son site Faisons Semblant. Il participe à l’événement organisé par Petit mais costaud sur le thème ” C’est compliqué… Toutes ces choses qu’on dit compliquées à faire avec un bébé, et pourtant vous les avez faites !“.

Cet article a été inspiré par l’article sur les parents épuisés disponible ici.

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1/ Kaléidoscope

Faisons Semblant, le cerveau est un Kaléidoscope.

  • Les paillettes devant la lentille sont nos idées

La maturité de notre cerveau évolue avec l’âge. C’est au grès de nos interactions que se forment les connexions qui forment nos idées.

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Nous n’en avons pas conscience car nous n’avons pas de retour direct de notre apprentissage. Cette limite peut transformer la crise de Colère en action que l’on regrettera.

  • Les miroirs, une réflexion à mettre en place

Notre réflexion cherche dans notre expérience le meilleur cheminement qui désamorcera le conflit.

Lister les situations qui deviennent des moments de stress dans la Famille fera apparaitre les éléments déclencheurs. Ce sont les connexions créées au plus profond de toi qui s’activent quand tu es seul·e  à ressentir le stress.

Imaginons la forêt cachée derrière l’arbre. Chercher le plus petit problème possible à résoudre est le premier pas pour résoudre la situation (nous y reviendrons avec Jouer le jeu).

  • Le plaisir de regarder dans le kaléidoscope : le côté ludique de trouver une solution au problème

Du fait de la maturité du cerveau de notre enfant, un évènement réglé dans la bienveillance et la bonne humeur ne garantit aucunement que ce même événement ne se reproduise pas. Sans jouer le pessimiste, il se reproduira très certainement !!

Attention de ne pas s’épuiser à vouloir bien faire ! La répétition étant inéluctable, cherche à améliorer un peu plus à chaque fois vos routines.

2/ Jouer le je(u)

Les adultes ont un cerveau mieux câblé qu’un enfant pour accueillir les émotions. Nous allons donc mettre en place une routine pour accueillir l’émotion de l’enfant, lui expliquer qu’il est entendu et proposer une action qui correspond à tes valeurs.

Comme tout apprentissage, il faut commencer par ressentir ce qui se passe en nous de ce que l’on projette sur les autres. La Colère est un changement physiologique, la Violence une action tournée vers l’extérieur.

La routine est l’expression factuelle du conflit en trois phases

  • la situation : décrire la scène comme un outil d’enregistrement l’observerait.
  • ce que l’on ressent : son état d’esprit et les changements physiologiques : accélération cardiaque, boule au ventre…
  • son besoin et inviter à trouver une solution : préciser son besoin et proposer une action réalisable.
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Au début, cette routine se fera après le conflit, car les émotions auront pris le dessus. Mais prendre conscience de la routine, la mémoriser et s’y essayer permet le contrôle de ses émotions d’adulte pour aider l’enfant à mettre des mots sur ses propores émotions.

3/ Communiquer sur la situation

Il faut maintenant acter que la situation est passée. D’abord, prendre conscience que nous avons fait de notre mieux avec la maturité et l’état d’esprit de chacun à cet instant. Surtout si nous n’avons pas réussi à mettre en application toutes les techniques apprises au cours de notre quête à être un Parent Bienveillant !

Prendre aussi le temps de se féliciter d’avoir clôturé ce moment.

  • Dire merci à l’enfant d’avoir pris le temps de vous avoir accompagné.
  • Pourquoi ne pas faire une plaisanterie pour renforcer la complicité. Apprendre à dédramatiser une fois la tension disparue est un Art de tous les jours !

Pour aller plus loin, on peut se demander qui est vraiment en colère. Ne pouvant savoir ce qui se passe dans le corps d’un enfant s’il ne parle pas ou n’a pas le vocabulaire, c’est avant tout notre propre colère à une situation que nous ne maîtrisons pas qui est à régler.

Il n’est pas facile d’être factuel sous l’emprise des émotions. Mais chercher à le devenir est le premier pas pour y arriver un peu mieux à chaque fois.

Te rends-tu compte que la crise d’aujourd’hui est mieux gérée que celle de la semaine dernière ?

Colère famille
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Petit mais costaud

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