L’arrivée d’un bébé, a fortiori le premier, peut-être source d’une fatigue et d’un stress importants pour les néo-parents. Peut-être avez-vous cru, vous aussi, que ce stress disparaîtrait miraculeusement à la naissance. Que nenni, l’adaptation réciproque, la manipulation d’un être si petit et si fragile, les nuits sans sommeil pendant de longs mois pour certains (dont nous faisons partie:) )… Sans rien enlever de la magie d’être parents (parfois épuisés 🙂 ), tout cela constitue également un poids qui pèse parfois lourdement sur notre corps, et notre moral.

Alors comment retrouver un peu d’air lorsque l’on en a besoin, pour respirer, se relâcher et se détendre ? C’est l’objectif de cet article. Nous vous y proposons :

  • de comprendre en quelques mots le fonctionnement du stress
  • de découvrir les bienfaits de la méditation pour votre corps pour ne pas (re)devenir des parents épuisés !
  • de pratiquer dès aujourd’hui si vous le souhaitez une session de méditation, grâce la technique clés en mains que nous vous partageons

Cet article participe à l’événement organisé par le blog Maman Radieuse sur le thème ” Et si prendre soin de ses enfants, commençait par prendre soin de soi ?“. Vous pouvez découvrir ce très beau site en cliquant ici.

C’est parti !

Nous ne sommes pas médecins ni psychologues. Cet article ne doit en aucun cas être considéré comme un avis médical.Toute question médicale doit être posée à un médecin.

Méditer parents épuisés

Le stress du parent, ami ou ennemi ?

Le stress se définit comme “l’ensemble des réponses (endocriniennes, métaboliques et comportementales) d’un organisme aux stimuli de son environnement qui menacent son équilibre interne (son homéostasie).

Le stress est une “réponse adaptative” : il a pour but de vous aider à vous adapter aux changements de votre environnement, en mobilisant vos ressources physiques et intellectuelles.

Le stress est donc votre ami… un ami qui peut s’avérer encombrant s’il se fait insistant et décide de s’installer durablement, ou surgit de manière répétée ou chronique.

L’excès de Cortisol dans le sang devient alors nocif, et peut entraîner divers troubles (du sommeil, des émotions, de la digestion, du système immunitaire…).

Pour en savoir plus sur le stress, vous pouvez découvrir l’article “Tout savoir sur le stress” écrit par Gaël pour son blog changeraujourdhui.com.

En tant que jeunes parents, vaillants mais souvent fatigués voire épuisés, nous pouvons être plus sensibles à ce stress chronique et il est donc intéressant de trouver des moments (certes rares au début) pour prendre soin de son corps et de son esprit.

Pour cela, il existe un outil tout trouvé : la méditation !

Les bienfaits de la méditation sur le stress parental

La méditation peut encore apparaître pour certains comme ésotérique, empreinte de philosophie ou de religion.

Si c’est effectivement le cas de nombreuses branches – dont nous ne sommes pas spécialistes – il existe également une méditation plus “scientifique”, “allégée” de son aspect spirituel pour se centrer sur les aspects psycho-physiologiques : libre à chacun de s’orienter vers la pratique qui correspond à ses croyances et ses envies !

En ce qui me concerne, je recherchais une méthode pour développer ma sérénité, m’apaiser et me sentir plus reposé. Je ne souhaitais pas adhérer à un courant philosophique ou religieux, et il était en revanche important que les bienfaits aient été démontrés scientifiquement.

Cette branche laïque et plus facile d’accès, c’est la méditation pleine conscience, popularisée en France notamment par le psychiatre Christophe André. 

Les effets de la méditation pleine conscience ont été démontrés par des études scientifiques rigoureuses (que vous pouvez découvrir dans cet article dédié à la méditation). Concrètement, elle permet d’améliorer l’attention, de réduire le stress nocif et d’améliorer les réponses inflammatoires ainsi que le bien-être émotionnel.

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Parents épuisés : comment méditer ?

Il existe de nombreux protocoles pour méditer. Nous vous proposons ici une version aussi simple qu’efficace.  Je la pratique moi-même régulièrement depuis plus de 10 ans (certes avec des périodes d’inconstances – notamment les premiers mois après la naissance de notre fils, alors que cela m’aurait été grandement bénéfique !) lorsque je souhaite ralentir le rythme, me détendre et me recentrer.

Première étape : régler votre alarme sur le temps souhaité de méditation. Ainsi, pas de peur de perdre la notion du temps et d’en oublier son planning. Vous pouvez vous installer complètement dans la séance ! Réglez idéalement votre téléphone en hors-ligne pour ne pas être dérangé.e pendant la séance.

Combien de temps méditer ? J’applique ici un principe fondamental selon moi et parfaitement résumé par Fabien Olicard dans son livre “Votre temps est infini” : “Mieux vaut 1 que 0”. Mieux vaut méditer 5 minutes, ou même 2 minutes quotidiennement que d’attendre le moment parfait pour une session plus longue, qui n’arrivera peut-être jamais.

Deuxième étape : installez-vous dans un endroit calme. Cela peut-être votre chambre, votre salon, votre bureau, votre voiture, une salle de réunion ou même les toilettes si vous êtes au travail (testé et approuvé pendant plusieurs années lorsque j’étais salarié !) .

La position “classique” est de s’asseoir sur un petit coussin ferme, les jambes croisées (voire en position de lotus ou demi-lotus). Vous pouvez également tout simplement vous asseoir sur une chaise, un fauteuil ou la cuvette des toilettes si vous méditez caché 😉

Vous pouvez également méditer allongé. Le risque est simplement de vous endormir. Vous aurez alors transformé votre session de méditation en micro-sieste, ce qui a également des vertus !

Si vous êtes assis, tenez-vous bien droit, la colonne vertébrale alignée, les jambes croisées (ou ancrées dans le sol si vous êtes assis.e sur un siège), les bras joints par les mains, paumes vers le haut, qui reposent sur votre entrejambe. Fixez devant vous un point légèrement en dessous de la ligne de vos yeux, à un mètre environ. 

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Troisième étape : comptez simplement vos respirations.

C’est aussi simple que ça. Comptez vos respirations jusqu’à ce que l’alarme sonne. 

Si votre esprit divague, revenez simplement à votre respiration et reprenez le décompte. Idem si vous somnolez. Il est normal, surtout au début, que les pensées défilent. N’essayez pas de ne pas penser ; constatez simplement et revenez au décompte de vos respirations.

Vous pouvez varier selon les séances. Compter chaque inspiration et chaque expiration ; compter l’inspiration et l’expiration comme une respiration, ou encore compter jusqu’à 10 ou 20, recommencer à 0, et ainsi de suite.

En même temps que vous comptez, essayez simplement d’être attentif aux sensations de l’air qui entre ou qui sort par votre nez et votre bouche.

Vous pouvez également utiliser des applications comme Calm, qui vous proposent – même dans leur version gratuite – des musiques pouvant accompagner agréablement vos sessions.

Pour aller plus loin, vous pouvez consulter cet article (cliquez ici) qui vous présente plus en détails une séance type de méditation, ou lire les deux excellents livres ci-dessous : 

Alors, quand démarrez-vous ?  

Sources : Vous pouvez retrouver le détail des sources scientifiques concernant le stress et la méditation dans les articles “la méditation scientifique” et “Tout savoir sur le stress”.

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