La prématurité est généralement peu, voire pas du tout évoquée lors d’une grossesse ; les parents qui y sont soudainement confrontés peuvent ainsi se sentir démunis. Les équipes soignantes en néonatologie – tout particulièrement les infirmières puéricultrices qui prennent quotidiennement soin de nos mini costauds nés avant l’heure – sont alors une véritable béquille. Leur soutien, leur oreille attentive, leur bienveillance, leur empathie sont essentiels pour nous accompagner, nous permettre de prendre notre place de parents, nous aider à traverser cette épreuve et transmettre toutes nos forces à nos mini super héros.

Nous avons recueilli les témoignages de parents, qui nous partagent leur expérience de la prématurité, l’histoire de leur.s petit.e.s costaud.s et le rôle des infirmières puéricultrices avec qui ils ont partagé leur quotidien en service de néonatalogie.

Justine : “On nous a énormément soutenus, sur nos projets, nos envies

” On nous a énormément soutenus, sur nos projets, nos envies, en pleine nuit parfois. Certaines prenaient énormément de temps pour me soulager moralement et m’écouter pleurer, me consoler. Je n’ai jamais été autant écoutée par quelqu’un, elles ont été des sacrés piliers pour moi lors de notre séjour.

Elles nous ont fait comprendre que nous étions maîtres de ce séjour. Si je voulais porter mon fils en écharpe, elles étaient là pour m’aider. Si je voulais aller manger dans la cantine de la Néonat avec mon conjoint pour avoir une grande table, elles ne nous ont jamais empêché de prendre notre fils avec nous (quand il est passé en berceau). Pour le bain, à la fin, nous n’avions même plus besoin de les appeler, il fallait faire “comme chez nous”.

Elles m’ont été d’une aide énorme pour mon allaitement. A la base, je ne voulais pas allaiter donc je ne connaissais strictement rien du tout. J’ai pris la décision au vu de son terme de le faire (à mon plus grand bonheur finalement) et elles m’ont tout appris lors de mon séjour. Elles ont fait de cette épreuve un séjour merveilleux. Une connexion entre moi, mon fils et mon conjoint comme si nous étions chez nous et je ne pourrais jamais les remercier assez ! “

Emma : “Sans elles, rien ne serait pareil

” Nous sommes passés par deux hôpitaux différents, un très grand hôpital où ma fille est née, puis un beaucoup plus petit où elle a été transférée pour rapprochement.
Nous n’avons pas été impliqués de la même manière dans les deux hôpitaux. Peut-être aussi à cause du terme de ma fille, je ne sais pas. Mais c’est dans le second hôpital où nous avons vraiment pris notre place de parents. Tout simplement parce qu’on nous attendait pour faire les soins lorsque c’était possible, je parle du bain, des changes… Ce qui n’était pas le cas dans le premier hôpital qui était très loin de notre domicile et qui effectuait par exemple le bain le matin, et nous étions sur la route…

Dans ce second hôpital nous avons trouvé un soutien, une écoute énorme. Tous les jours ou presque car certains soignants passent moins bien que d’autres. Question de feeling !
Particulièrement quatre d’entre elles qui ont fait de nous ce que nous sommes aujourd’hui, des parents.
Elles nous ont guidé, elles nous ont soutenus dans nos peurs, au quotidien, elles nous ont apporté sourire, réconfort. Elles m’ont soutenue dans mon projet d’allaitement exclusif sans me juger malgré les difficultés.

Aujourd’hui, nous avons toujours des contacts avec elles. Nous passons les voir dès que possible et nous leur donnons des nouvelles très régulièrement.
Sans elles, rien ne serait pareil.
Pour revenir sur le fait que les soins dans le 1er hôpital étaient réalisés sans nous attendre, je dirais que c’est vraiment important que les soignants s’adaptent, quand c’est possible, aux parents et à leurs contraintes. Certains services arrivent à le faire ! “

Anne-Sophie : “On s’est sentis soutenus, épaulés, et bien accompagnés

” De notre côté nous avons été pris en charge à l’hôpital de Rennes (celui près de chez nous n’étant que de niveau II B). Et je dois dire que tout s’est très bien passé ! Nous ne pouvons rien leur reprocher.
Tout le personnel soignant et particulièrement les puéricultrices étaient fabuleuses.
Très à l’écoute, de bons conseils, pour notre bébé, comme pour nous. On s’est sentis soutenus, épaulés, et bien accompagnés afin que nous puissions gagner progressivement en autonomie.


Le seul service où on s’est plus sentis ” livrés à nous mêmes ” et un peu seuls, était sur la fin du parcours, en soins courants. Heureusement, nous avions le passage régulier des puéricultrices qui s’étaient occupées de notre bébé en réa ou soins intensifs. Et elles restaient présentes pour répondre à nos interrogations.
Nous sommes d’ailleurs toujours en contact avec certaines d’entre elles !


Je souhaite à tous les parents qui traversent cette épreuve d’avoir des puéricultrices aussi formidables que celles qui nous ont accompagnés.
C’est tellement important dans ces moments, c’est un élément clé pour pouvoir traverser tout cela… “

Sarah : “C’est grâce à elles que le lien a pu être renforcé chaque jour”

” Les infirmières puéricultrices du service de néonatalogie ont été d’une aide fondamentale dès les premières heures après la naissance.
Nous ne pouvions sortir notre bébé seuls de sa couveuse. C’est grâce à elles que le lien a pu être renforcé chaque jour car elles nous accompagnent à chaque moment difficile.

C’était très dur de rentrer chaque soir à la maison en laissant mon bébé seul dans son incubateur. Mais grâce aux infirmières, je pouvais appeler à n’importe quelle heure pour avoir des nouvelles de mon fils. Et ça ne les dérangeait pas du tout et franchement, c’était vraiment soulageant !

Mon bébé né a 32SA (Semaines d’Aménorrhées), l’allaitement était très compliqué car il n’avait pas beaucoup de force et il était très fatigué. Les infirmières étaient là pour m’aider à apprivoiser le titre lait. Elles m’ont expliqué maintes et maintes fois comment faire pour démarrer un allaitement de qualité. Et je leur en serais jamais autant reconnaissante. Car aujourd’hui, 13 mois plus tard, j’allaite toujours mon fils et je n’ai pas eu une seule baisse de lactation !

Mon bébé, ayant été hospitalisé 1 mois et demi, nous avions dès les premières semaines pris l’habitude de prendre notre fils en peau à peau TOUT LE TEMPS. Et c’était grâce aux infirmières que nous avions pu mettre ça en place. Rien de mieux que de voir qu’elles sont là pour que notre fils ait le meilleur.

Ce que j’ai également très apprécié, c’est que lors de mon appel du matin, l’infirmière qui s’était occupée de mon fils me demandait à quelle heure à peu près j’arrivais pour m’attendre et que je puisse participer aux soins. J’ai vraiment aimé être pris en considération à ce point là. “

Alice : “Ce sont de vrais anges dont le métier est indispensable

” Tout d’abord, l’accouchement a été assez compliqué. J’ai accouché à 33 semaines, suite à une pré-éclampsie. Mon bébé a été transféré sur Lyon au CHU car l’hôpital où j’ai accouché ne pouvait pas le prendre en charge. C’est à partir de là, que le rôle du personnel soignant a pris tout son sens.

Je n’ai pas pu le voir pendant 5 jours et je me souviens de l’attention particulière de Dominique. Elle a prit le temps de nous envoyer les premières photos de l’Amour de notre vie. J’ai enfin pu voir notre fils grâce à elle ! Par la suite, tous les soirs j’appelais pour connaître son état de santé. Et elles prenaient toutes le temps de m’expliquer la journée en détails de notre bébé. Lors de la première rencontre, la première chose que l’on m’a demandé c’était si moi ça allait. Et cela presque tout les jours pendant trois semaines. Enfin, on me demandait comme j’allais.

Ce que j’appréciais particulièrement, c’était leur patience et la douceur qu’elles avaient en expliquant ce que l’on devait faire. Et la tolérance lorsque pour la deuxième fois d’affilée, notre bébé faisait pipi dans sa couveuse ! Elles ont su se détacher petit à petit pour nous laisser faire les soins tout en étant pas loin.

Une autre fois, elle ont su nous conseiller des restaurants sur Lyon pour que nous puissions nous détacher de la situation. Nous les avions appelé pour leurs dire que nous allions avoir du retard pour les soins car nous étions en pleine visite de la ville. Et là, je me souviens de cette voix qui m’a rassurée et m’a dit de profiter, qu’elle allait s’occuper de notre bébé.

En fait je ne pourrais jamais les remercier pour tous ce qu’elles ont pu faire pour nous. Rien que d’écrire ces quelques lignes, les larmes me viennent car ce sont de vrais anges dont le métier est indispensable. Je les appellerai pour toujours les tatas en blouse bleu de notre bébé. “

Un grand MERCI à Justine, Emma, Anne-Sophie, Sarah et Alice, mamans de mini super héros, pour avoir pris le temps de répondre à nos questions et pour avoir accepté de partager leurs témoignages !

N’hésitez pas à nous faire part de vos commentaires, et si vous souhaitez vous aussi partager votre témoignage, vous pouvez nous contacter à contact@petitmaiscostaud.fr

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Site de l’association SOS Préma

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